un vrai régal ce film français de René Féret ! La reconstitution historique est parfaite jusque dans les traits de caractères avérés du futur Lousi XVI et de son grand père Louis XV.
J’ai appris beaucoup, d’abord que Mozart avait une soeur ainée tout ausse douée que lui. Mais, nous sommes au 18ème siècle et une fille doit surtout apprendre à faire la cuisine, coudre, à être une parfaite épouse…. La chance de Narnnel est d’être née d’un père musicien (Léopold Mozart) en quête de reconnaissance et de gloire. Il apprend à sa fille la musique mais dans une certaine limite qu’elle voudra transgresser. Elle compose, mais une fille ne compose pas, elle joue divinement bien du violon, mais le violon est un instrument masculin….si, si……!!!!
Quand son frère né, son père voit le géni. Mais Wolfgang a eu de la chance d’avoir sa soeur car c’est elle qui lui a écrit les premières notes qu ‘il lui a dicté ou peut-être aussi qu’elle a pensées…
Au fil du film on comprend que sa condition ne lui permettra pas d’être une Grande, elle laisse en quelque sorte la place à son frêre….
Le film montre également les rapports compliqués des enfants royaux, les filles étant mise au couvent très tôt et ne revoyant jamais leur papa roi et leur maman reine…. Il ne faut pas oublié qu’eux aussi, même nés avec une cuillère en Or dans la bouche, n’en étaient pas moins des enfants soumis à leur devoir dès le plus jeune âge….
J’ai appris aussi, que la famille Mozart parcourait l’europe pour faire valoir le don de Wolfy….sa soeur, l’accompagnant au clavecin et chantant. Ayant survécue à son frère, morte à l’âge épatant pour l’époque de 78 ans, elle n’a eu de cesse de réunir l’oeuvre de son frère pour le passer à la postérité !
Si Amadeus était un génie, il a eu la chance d’avoir une soeur pareille !
Tout le film est autour de ce renoncement.
« Wolfgang est extrêmement gai et polisson. Quant à Nannerl elle joue si bien que tout le monde parle d’elle et admire sa vertuosité. Que ce soit les cours royales ou de simples soldats, ils sont saisis d’émerveillement et éprouvent un indescriptible plaisir à les entendre…. » Léopold Mozart (lettre à ses amis de Salzbourg).



















